On me demande souvent si ce n’est pas trop dur d’accompagner les personnes victimes de violences sexuelles. J’avoue que j’ai du mal à comprendre cette question. Peut-être que j’extrapole, mais j’ai l’impression que c’est la nature même des violences subies qui la génère.

Violences sexuelles…

Est-ce le caractère intime de cette violence, dont la plupart du temps on détourne le regard, qui devrait rendre mon activité dure à exercer ?

Mais déjà, je devrais me réjouir qu’on me pose la question, car la plupart du temps, je ressens que mon interlocuteur.trice est gêné.e et préfère changer de sujet rapidement !

La prise de conscience de la gravité de ces actes barbares (l’intensité du trauma d’un viol est répertoriée à quasi-égalité de celle de la torture) est d’une lenteur qui me désarçonne toujours. Au pire, ça n’existe pas, au mieux on préfère s’imaginer encore que ce type de violences est exercée principalement dans les bas-fonds de la société et que cela ne nous concerne pas…

Si c’est un sujet difficile à aborder, c’est parce que cela évoque l’intimité la plus secrète de chacun.e, c’est vrai. Mais les violences sexuelles touchent 1 femme sur 5 et 1 homme sur 13 dans le monde. C’est énorme ! C’est à dire que dans une structure de 25 personnes, il y a au moins 5 femmes et (presque) deux hommes concernés. Sur 250, c’est 50 femmes et 20 hommes.

Combien y a-t’il de personnes dans votre entreprise ??? Il ne vous reste plus qu’à faire le calcul…

Je ne peux accepter que seul 1% des agresseur.e.s en France soient (à peine) condamnés.

Ce qui est insoutenable, c’est d’entendre que les femmes divorcées qui ont compris que leur ex conjoint violait leur enfant, soit condamnées par la justice pour non-présentation d’enfant.
Ce qui est dur, c’est de savoir qu’un.e enfant violé.e au sein de sa famille est la plupart du temps rejeté par les siens lorsqu’elle révèle les faits et ce, pour maintenir le système et préserver la réputation et l’image de la famille.
Ce qui me hérisse et m’écœure, c’est de lire et d’entendre que les enfants mentent, qu’ils sont manipulés et que les souvenirs qu’ils évoquent sont fabriqués…

Les victimes de ces faits, elles, une fois qu’elles ont été fracturées, elles prennent perpète ! Et ça, je ne le supporte pas.

Il est donc plus que temps d’en parler, d’entendre et de comprendre la souffrance de ces innombrables personnes victimes qui est un sujet non seulement individuel, mais collectif car les dégâts sur la santé physique et mentale sont tels, que c’est aussi un sujet de santé publique. Et pour les individus victimes, ce serait un grand pas et un soutien précieux vers la résilience. 

Selon moi, si une partie de la guérison passe par la parole, tout ce qu’une personne qui a subi ces faits ne veut pas, c’est revenir dessus. Écrire et réécrire son trauma, c’est le revivre à chaque fois. Et on ne s’y habitue pas. 

Les protocoles de Programmation Neuro Linguistique offrent une vraie perspective de résilience. Pas besoin d’aborder ni de revenir sur les faits, le cerveau nettoie, séance après séance les images insoutenables, redonne du pouvoir à la personne sur elle-même et son histoire et lui permet de consoler cette partie d’elle qui a été brisée.

Alors non et mille fois non, accompagner les personnes victimes de violences sexuelles n’est pas dur, c’est inspirant.

Parce que pour les plus armées d’entre elles, elles ont mis en place tant de stratégies pour s’en sortir, qu’elles ont développé une force que peu de celles et ceux qui ont eu la chance d’être épargnés pourraient avoir.

Je remercie de tout cœur les personnes que j’accompagne de me livrer cette partie de leur vie intime et de s’abandonner en confiance pour se laisser guider au fil des protocoles. Je ressens une immense joie de les voir évoluer et laisser derrière elles quelques mues pour, je l’espère, partir vers une vie où ces souvenirs seront plus légers à porter.

Si le sujet est grave et dur à entendre, je prends la mesure de l’immense force qui habite ces femmes et ces hommes. Souvent, leur histoire est complexe et tortueuse avant même les agressions. C’est donc un faisceau de souffrances, d’injustices et de maltraitances auxquelles viennent s’ajouter les agressions sexuelles et les viols.

Mais ces personnes qui viennent à moi et avec lesquelles j’ai eu l’honneur de pratiquer la PNL, me montrent toutes que de la boue d’une enfance ou d’un début de vie souillé, peut éclore équilibre, force et sagesse.

Si vous êtes vous-même concerné.e ou connaissez quelqu’un autour de vous qui a vécu ce trauma, la PNL peut l’aider et vous aider.

N’hésitez pas à me contacter via le mail : contact@equilibrescorpsesprit.com