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J’entends ici et là que le yoga est à la mode voire, « trendy » ! J’en suis à la fois « heureuse » et partagée. Heureuse, car je me réjouis que les bienfaits qu’il apporte puissent se diffuser largement à qui en a envie et besoin. Et je suis aussi partagée car cette discipline a des racines très profondes et anciennes en Inde, qu’ici en Occident, on semble parfois oublier…

Le yoga est une pratique traditionnelle indienne dont les indiens eux-mêmes ne savent pas en dater la genèse. Elle se transmettait oralement de maître à disciple, jusqu’à ce qu’elle soit codifiée sous la forme de 195 aphorismes par Patanjali, dans un écrit intitulé Yoga-Sutras. La date de sa rédaction est elle aussi incertaine (entre deux siècles avant notre ère ou quatre après…). Cet écrit est l’un des textes fondateurs pour qui s’intéresse de près à la compréhension du yoga.

Yoga veut dire « union », « concentrer son attention ». Il est l’un des six systèmes de la philosophie hindoue, dont le but est la délivrance de la souffrance et de la peine par la maîtrise progressive de son esprit. Il est décrit comme une sagesse et un art de vivre, grâce à la mise en application des 8 piliers (ashtanga yoga) qui sont :

  1. Yama (discipline sociale)
  2. Niyama (discipline envers soi-même)
  3. Asana (postures)
  4. Pranayama (contrôle de la respiration)
  5. Pratyahara (retrait des sens)
  6. Dharana (concentration)
  7. Dhyana (contemplation)
  8. Samadhi (méditation profonde menant à la libération)

Le Yoga tel qu’on l’entend et le pratique en Occident est principalement le troisième pilier, celui des asanas ou postures. Bien plus qu’une gymnastique du corps, les asanas apportent la santé, la solidité, ils diminuent la fatigue et apaisent les nerfs. La pratique régulière permet de diminuer la dispersion mentale par l’intériorisation et l’attention portée à chaque posture.

Le but n’est pas la performance, d’aller toujours plus loin, de se dépasser soi-même ou les autres, mais bien au contraire, d’être à l’écoute de son corps, de ses limites, d’apprendre à percevoir ce qui se joue en soi, physiquement, mentalement et émotionnellement. Accompagné par une respiration qui se densifie et s’intensifie au fil de la pratique, c’est un espace temps en suspend où l’on apprend à connaître chaque recoin de son être pour, petit à petit assouplir son corps et son esprit. La souplesse n’est pas un but, mais le résultat d’un travail attentif, d’un relâchement progressif, d’une conscience que le corps est bien plus qu’un simple instrument à modeler, contraindre et dominer.